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Mirage 2000

Mirage 2000

A l'origine appelé Delta 2000, le Mirage 2000, conçu à la fin des années 1970, est le successeur des célèbres Mirage III et Mirage F-1. Il s'agit d'un avion d'une technologie complètement nouvelle basée sur une instabilité naturelle et équipé de commandes de vol électriques.
L'Armée de l'air va mettre en service son nouvel avion en 1984. Elle en recevra 315 exemplaires dans les versions C (Chasse, dont certains seront plus tard portés au standard
2000-5F), B (Biplace), N (Nucléaire) et D (Diversifié).
L'appareil sera par ailleurs exporté à 286 exemplaires vers huit pays différents (Brésil, Égypte, Émirats arabes unis, Grèce, Inde, Pérou, Qatar, République de Chine).

mirage-2000

Mirage 5F

Texte : M. Wuillemain

 

Dans les années 60 l'Armée de l'air israélienne n'utilisait quasiment que des avions d'origine française. Déjà équipée de Mirage IIIC et intéressée par une version du Mirage IIIE moins sophistiquée, elle demanda à Marcel Dassault de lui concevoir un avion spécifique. C'est donc sur une base du Mirage IIIC équipé d'un réacteur SNECMA ATAR 9C de Mirage IIIE que naquit le Mirage 5 (et non pas "V", appellation réser vée au Mirage à décollage vertical). Sans radar performant, mais équipé d'un système simplifié de navigation et d'attaque, capable d'emporter un armement très conséquent sur pylônes d'emport extérieurs, utilisant un train d'atterrissage renforcé et pour vu d'un réser voir interne permettant l'emporte de 32 % de carburant de plus qu'un Mirage III, ce nouvel avion est un véritable "camion à bombes".

MIrage 5F pipeau

Bien que non commandés par l'armée de l'air, celle ci sera contrainte de prendre en compte en 1971 ces 50 chasseurs d'attaque au sol par temps clair non adaptés à ses besoins. Ils seront tout d'abord stockés à Châteaudun dans l'attente de leur mise aux normes françaises et de leur mise en peinture. C'est l'EC 3/13 "Auvergne" sur la BA-132 Colmar qui recevra les premiers "nouveaux" Mirage 5F à compter d'avril 1972. Puis les 3/3 "Ardennes" de Nancy-Ochey et 2/13 "Alpes" de Colmar qui seront équipés.En 1979, 8 exemplaires seront prélevés sur l'effectif pour être transformés en Mirage 50FC au bénéfi ce du Chili. 8 Mirage 5F neufs vont les remplacer. Ces appareils, construits en 1985, seront les derniers Mirage 5 produits. Un total de 532 appareils auront été fabriqués en versions attaque au sol, intercepteur, biplace d'entraînement ou avion de reconnaissance au bénéfi ce de 11 pays (Abu Dhabi, Belgique, Colombie, Egypte, France, Gabon, Libye, Pakistan, Pérou, Venezuela et Zaïre) dont certains l'utilisent toujours actuellement. Le dernier vol d'un Mirage 5 F de l'armée de l'air aura lieu le 29 juin 1994, marquant ainsi 22 années de service au sein de l'armée de l'air. Tous les appareils disponibles seront remis à un standard plus moderne et revendus au Pakistan où ils volent toujours de nos jours. Seuls quelques uns, très rares, seront récupérés par des musées. Le n°15, qui fait aujourd'hui partie de la collection de CANOPEE, doit sa sauvegarde au fait qu'il fut longtemps exposé en statique sur la base aérienne de Colmar où il vécu toute sa carrière.


On ne peut parler du Mirage 5 sans évoquer ses dérivés. Le Mirage 50 tout d'abord : un Mirage 5 plus performant équipé du réacteur Atar 9K-50 du Mirage F-1. De façon plus exotique, l'IAI Nesher (Aigle) israélien est une copie quasi conforme du Mirage 5 doté d'une avionique de conception locale. Le premier est livré à Heyl al Avir (Armée de l'air israélienne) en mai 1971. L'Argentine se portera acquéreur de 35 Nesher monoplaces et 4 biplaces désignés localement Dagger. Ces derniers, modernisés, recevront ensuite l'appellation de Finger. 5 Nesher biplaces auraient aussi été vendus à l'Afrique du Sud pour être convertis en Cheetah D. Le Nesher donnera quelques années plus tard naissance au célèbre Kfi r équipé du réacteur américain General Electric J79 du McDonnell F-4 Phantom.

 

Détail de l’armement :
2 canons DEFA 552 de 30 mm avec 125 obus chacun
1 point central de fuselage :
2 bombes de 450 Kg ou un réservoir de 1300 l ou 1 missile AS 30
2 Points d’emports latéraux arrière de fuselage :
1 bombe de 450 Kg
2 points internes de voilures :
2 lance-roquettes réservoirs JL.100 sous poutre (18 roquettes SNEB de 68 mm) ou 2 combinés réservoir/lance-roquettes JL-300 ou 2 réservoirs de 600, 1300 ou 1700 l ou 2 réservoirs portebombes
RPK 11 avec 4 bombes de 250 Kg et 500 l de carburant ou 2 réservoirs de 500 ou 1700l plaqués
2 points externes de voilure :
2 bombes de 125 Kg ou 2 lance-roquettes ou 2 missiles air-air Sidewinder

Pannel d'armement2Israël passe une commande de 50 exemplaires de ce monoplace de combat polyvalent le 7 avril 1966. Le prototype du nouvel avion d’assaut conventionnel, d’appui feu et de défense aérienne de jour effectue son 1er vol le 19 mai 1967. Mais la commande israélienne de 50 Mirage 5J restera bloquée en France suite à l’embargo décrété par le Général de Gaulle en janvier 1969 en réponse à l’attaque de l’aéroport de Beyrouth par Tsahal (armée israélienne).

DASSAULT MD-450 Ouragan

DASSAULT MD-450 Ouragan

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CONSTRUCTEUR : Avions Marcel Dassault

TYPE : Monoplace de chasse et d'attaque au sol

1er VOL DU PROTOTYPE : 28 février 1949

ENTREE EN SERVICE : Novembre 1952 (12ème EC Cambrai)

MOTEUR : 1 réacteur Hispano-Suiza Nene HS 104 de 2270 Kgp

PERFORMANCES : Vitesse maxi : 930 Km/h

Rayon d'action : 775 Km

Plafond pratique : 13 000 m

CARACTERISTIQUES :
Envergure : 13,39 m

Longueur : 10,74 m

Hauteur : 4,14 m

Poids à vide : 4770 Kg

Poids Maxi : 7350 Kg

ARMEMENT : 4 canons de 20 mm HS404 à 125 obus chacun 16 roquettes Matra T-10 sous voilure

AVIONS CONTEMPORAINS : Lockheed F-80 Shooting-Star, Mikoyan-Gourevitch MiG-15 "Fagot"

F-84 Thunderjet

Texte : M. Wuillemain

Photos : wikipédia et CANOPEE

 

f84

Le F-84 Thunderjet : Le 28 février 1946 la Republic Aviation Company fait eff ectuer son premier vol au prototype d’un avion de chasse à réaction caractérisé par son aile droite et désigné XP-84A par l’USAAF, son futur utilisateur. Les 3 prototypes seront suivis de 15 YP-84A de présérie puis par les premiers P-84B de série. D’améliorations en améliorations, se seront les P-84C, puis les P-84D, et enfi n les P-84E qui vont sortir des chaînes de montage. L’ultime version de cet appareil sera le P-84G, un chasseur-bombardier livrée à partir de juin 1951 et capable d’emporter 1814 kg de charge, dont éventuellement une bombe atomique. Nombre de ces appareils sont distribués aux armées de l’air de l’OTAN.

f84 volLe F-84F Thunderstreak : Dès la fin 1949, le constructeur étudie une version d’attaque au sol à ailes en flèche afi n d’améliorer les performances de son appareil. C’est un F-84E modifi é qui va faire offi ce de prototype et eff ectuer son premier vol en juin 1950. La vitesse maximale au niveau de la mer du nouvel appareil désigné F-84F augmente de plus de 120 km/h sans que les performances en altitude ne soient guère améliorées. Un moteur plus puissant sera installé, réacteur qui restera toujours le point faible de l’appareil durant toute sa carrière. Bien que relativement difficile à piloter, il s’avère très robuste. Là encore, la majeure partie des Thunderstreak produits sont distribués aux pays membres de l’OTAN. La France engagera ses F-84F pendant l’opération Mousquetaire contre l’Égypte, en 1956.

Le RF-84F Thunderflash : Dernière variante de série, la version de reconnaissance RF-84F Th underfl ash est développée en 1952 à la demande de l’USAF. Il s’agit en fait d’un F-84F avec les ailes en fl èche donc, mais avec les entrées d’air déplacées à la racine des ailes et un nez fermé contenant jusqu’à 6 caméras. Sont installés : un périscope permettant au pilote de voir les zones filmées et un système électronique de réglage automatique des caméras en fonction de la vitesse et de l’altitude. L’appareil sera victime des mêmes problèmes de réacteurs que le F-84F. De nouveau, plus de la moitié des Thunderflash construits sont destinés aux pays de l’OTAN.


Les F-84 expérimentaux : Le projet ZELMAL (Zero-Length Launch and Mat Landing) dont le but était de se passer d’une piste d’atterrissage fi l’objet de la modification d’un F-84 qui décollait à l’aide d’un moteur fusée comme un missile sol-air et atterrissait sur une sorte de matelas pneumatique. Commencés fin 1953, les essais furent abandonnés après une trentaine de vols.

 

Dans le cadre du projet FICON des RF-84F sont modifi és en RF-84K capables de s’accrocher sous le ventre d’un avion de reconnaissance RB-36, ceci afin de leur fournir plus d’autonomie. Le Thunderjet doit être largué à proximité de l’objectif et venir se raccrocher à son avion porteur une fois sa mission terminée. Les essais commencent en janvier 1952 et s’arrêtent au printemps 1956.

F-84E FICON

B-36 F-84F FICON

Le projet Tom Tom est destiné à fournir une escorte à des bombardiers à long rayon d’action. L’idée est alors d’accrocher un chasseur à chaque extrémité des ailes de celui-ci et de s’en détacher en cas de besoin. Commencés avec un Boeing B-29 en 1950, les essais se terminent brutalement le 22 avril 1953 avec le crash des trois avions. Les tests avec un Boeing B-36 ne seront pas plus concluants.

Boeing B-29 TomTom

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Quant au XF-84H, il s’agissait d’une tentative d’installation d’un turbopropulseur Allison XT-40-A-1 de 5850 CV dans le nez d’un RF-84F.
Deux avions furent modifiés, le premier vol ayant lieu le 22 juillet 1955. Trop de vibrations et de modifi ations coûteuses imposèrent l’abandon de l’expérience après seulement 12 vols.

XF-84H

Republic_XF-84H_in_flight
Pour en revenir à l’appareil exposé sur notre base aérienne, il s’agit du Republic F-84F-51-GK serial 52-9117 construit en 1952 par General Motors et qui équipa la 1ère Escadrille de l’EC 2/1 Morvan (à l’insigne de la SPA62 «Coq combattant») sur la Base aérienne 113 de Saint-Dizier du 01.11.57 au 28.02.66. Avion ancien et historique, il appartient aujourd’hui au conservatoire de la base.

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Le F84 dans le dun'air, le magazine de la Base aérienne 279 de Châteaudun

Dassault Mirage IVA

Dassault Mirage IVA

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TYPE : Bombardier stratégique biplace

CONSTRUCTEUR : Avions Marcel Dassault

PREMIER VOL : 17 juin 1959

ENTREE EN SERVICE : 1er octobre 1964 (EB 1/91 Gascogne BA-118 Mont-de-Marsan)

MOTEUR : 2 réacteurs SNECMA Atar 9K de 7000 Kgp avec PC

PERFORMANCES : Vitesse maxi : 2340 Km/h (Mach 2,2)

Distance franchissable : 4000 Km

Plafond pratique : 19 700 m

CARACTERISTIQUES : Envergure : 11,85 m

Longueur : 23,49 m

Hauteur : 5,40 m

Surface alaire : 78 m2

Poids Maxi : 33 475 Kg

Poids à vide : 14 500 Kg

ARMEMENT : 1 bombe nucléaire de 60 Kt

AVIONS CONTEMPORAINS :

Convair B-58A Hustler

Tupolev Tu-22 Blinder

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